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Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

le Jeu 01 Aoû 2013, 15:47
Puisque c'est la mode ces temps-ci Razz



Apocalypse








Chapitre 1 : Brise et obscurité.

Deux jours déjà qu’elle le traquait. La bête ne lui avait offert aucun répit. Il sentait ses forces le quitter, chaque jours, chaque heures jouaient contre lui. Les assauts de son poursuivant ne pourraient pas être repoussés éternellement. Et la bête le savait, elle patientait, tapie dans l’ombre, à l’affut de l’occasion qui lui permettrait de venir à bout de sa proie, de lui porter le coup de grâce.
 Ce soir là, Ulrich s’était installé près de son feu de camp improvisé, blotti dans les quelques couvertures qu’il avait pu récupérer. Il savait qu’elle l’épiait, quelque part, parmi les ombres que faisaient danser les flammes ardentes du feu. Il entendait presque la respiration de son prédateur, calme, régulière. Ulrich savait que le dénouement était proche, cette nuit peut-être, pendant son sommeil. Dans ce cas il ne se réveillerait jamais, il dormirait d’un sommeil éternel. Étrangement, cette idée lui convenait presque, tant il était fatigué, éreinté par ces longues heures de vigilance. Cependant, il s’interdisait tout repos, le moindre assoupissement lui serait fatal. La bête n’attendait que ça, elle préférait ne pas se livrer à une lutte qui risquerait de la blesser, elle aussi souffrait de cette longue chasse.
 Cela devait faire deux bonnes heures qu’ils étaient là. L’un profitant de la chaleur des flammes, l’autre de la légère brise qui se faufilait entre les arbres de cette sombre forêt. Au loin, les lumières de la ville formaient un halo doré dans le ciel nocturne. Un lourd silence s’était installé, seul le crépitement des flammes et le sifflement du vent passant entre les feuilles troublait le calme, un calme qui alourdissait les paupières d’Ulrich. Ses yeux étaient rivés sur l’âtre du feu, les braises rougeoyantes se consumaient peu à peu. Bientôt, il ne resta plus rien de la faible lueur qu’elles dégageaient, et l’obscurité l’engloutie.
 Il tenta vainement de réanimer les flammes. Il n’osa plus bouger. Il se blotti dans ses couettes, dans l’espoir d’échapper au regard de la bête. Mais c’était inutile, les yeux de son prédateurs étaient capable de percer l’obscurité la plus total. Ulrich était désormais à sa merci. Tout espoir était parti avec les dernières braises de son feu. Le silence lui parut alors plus lourd, et la nuit plus sombre. Le temps semblait figé net. A cet instant il sut qu’il était perdu.
 Sa vie défila dans son esprit.

 Il se revit dans les bras de sa mère, sa vie à Ledene, la naissance de son fils… Son fils Brian, dont il avait été séparé il y a un an.
 Le siècle dernier avait été marqué par un énorme bouleversement. On avait commencé par annoncer un peu partout que des catastrophes naturelles avaient décimées les habitants de pays entiers. Les spécialistes parlaient d’une pollution excessive qui avait enrayé le climat de la planète. Le niveau de l’eau augmenta, la banquise disparue, des millions d’hectares de forêt brulèrent sous les flots impitoyables de centaines de volcans qui entrèrent en éruption de part le monde. Des séismes incessants avaient engendrés des tsunamis monumentaux. Les secousses ravageaient des villes entières, détruisaient des centrales nucléaires. Les zones habitables s’étaient considérablement raréfiées.  Les animaux et les hommes étaient contrains à vivre ensemble. Aucune industrie, aucun gouvernement ne fonctionnaient encore. Les dernières denrées disponibles dans les magasins et entreprises de distribution avaient été pillées par les survivants. Et les hommes devaient se procurer eux-mêmes ce dont ils avaient besoin. Le chaos s’installa. Les animaux n’avaient plus d’espace vital, en l’espace de 100 ans, sur deux ou trois générations, certains évoluèrent. Le régime principal, pour tout être vivant, était celui de carnivore. Les herbivores étaient sur le déclin, la végétation devenait trop rare pour nourrir les derniers survivants de ce monde meurtri. Donnant naissance à des espèces nouvelles. Ces formidables évolutions auraient grandement intéressée nos savants, mais il n’en restait plus pour s’y attarder, la seule priorité étaient de survivre.
 Les rares villes encore intacte avaient été barricadé, et personne n‘y entrait ou n’y sortais.  Ulrich et Brian vivaient dans la ville qu’on avait appelé « Ledene ». Ils y étaient en sécurité. Il y a deux ans, un homme opportuniste profita de la situation désespérée pour prendre le pouvoir, il imposa ses lois, et les habitants, rassurés d’être guidés par leur nouveau berger, obéissaient aveuglément. Certain, dont Ulrich et son fils, voulurent garder leur liberté. Manifestant leur mécontentement, ils furent bannis à jamais de la cité.
 Le père et le fils partirent à la recherche d’un endroit où ils pourraient être à l’abri des dangers de ce monde impitoyable. Ils y passèrent une année, affrontant de nombreux dangers, et ne trouvèrent rien. Un matin, Ulrich se réveilla et son fils n’était plus là.

 Il revint à lui. L’obscurité était toujours là, le silence et le halo doré étaient toujours les mêmes. Il était toujours en vie, aucun signe de la bête. Pourtant, il n’y avait aucune illusion à ce faire, un Drak ne lâche jamais sa proie.


Dernière édition par Buck le Jeu 01 Aoû 2013, 16:07, édité 3 fois
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Re: Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

le Jeu 01 Aoû 2013, 15:53
Bon début, on est vite pris également dans l'histoire. Pas mal le concept sur l'apocalypse (ou post-apocalypse) Wink Une suite, il y aura, je suppose Smile

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Re: Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

le Jeu 01 Aoû 2013, 15:54
Décidément, Buck, tu es plein de ressource ! Tu écris très bien ! Ton récit tiens la route, voui j'aime beaucoup ! Very Happy 

Cette histoire me rappel un peu le film "La route" pour une partie.

Bonne continuation, je veux la suite ! cheers 
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Re: Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

le Jeu 01 Aoû 2013, 15:59
Merci les gars Very Happy

Nom de dieu oui la route affraid 

Je précise que j'ai écris ça avant de voir le film Wink

Désolé pour les fautes d'orthographes, je les corrigerai plustard.
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Re: Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

le Jeu 01 Aoû 2013, 16:05



Suite...




Chapitre 2 : Un gouffre sans fond.

A des kilomètres de là, un groupe de survivants se démenait à trouver un passage dans les ruines d’une ville dévastée, jadis imposante et prospère. Ils avaient l’allure d’une bande de clochards tant leurs vêtements étaient sales et délabrés. Leur espoir de retrouver les restes d’un magasin d’habillage avait été réduit en cendre quand ils avaient vus l’ampleur des dégâts.
Non seulement les plus grands bâtiments s’étaient effondrés, entrainant les plus petits avec eux. Mais les cendres qui recouvraient les débris témoignaient qu’un énorme incendie avait emporté tout ce qui était inflammable. Au milieu de ce chaos, de nombreux animaux se blottissaient sous les monticules de béton éclaté et de briques fissurés. Le plus marquant restait tout de même l’immense fissure qui séparait l’agglomération en deux. Surement due à un énorme séisme. La faille béante était large de 15 mètres et au moins 100 foie plus longues, on n’en voyait pas le fond, elle semblait s’enfoncé jusqu’au plus profond de la planète.
« Vous croyez que ça va jusqu’où ?
- Saute et tu verras ! ».
C’était avant tout le besoin de se nourrir qui les avait poussé à entré dans ce chaos. C’était dangereux, mais ils devaient manger. Ils s’attendaient à chaque instant à voir une créature affamée surgir d’un recoin sombre. C’est pourquoi ils avançaient avec une extrême prudence. Paradoxalement, les villes étaient devenues le refuge idéal pour tous les grands prédateurs. En effet, les humains y venaient souvent, en quête de refuge ou de vivres. Ainsi que bon nombre d’animaux qui fuyaient les intempéries.
« Mes amis, nous avons trouvé à manger !
- Super Pat ! Tu nous as trouvé quoi cette foi, un Vieux fast-food ? un resto chinois ?
- Un vieux cerf à trois pattes.
- Oh chic du frai !
- Vous emballez pas, ce vieux débris boîte de l’autre coté du gouffre. »
L’animal se trainait à la recherche d’une parcelle de gazon. Le gigantesque gouffre le séparait des quinze humains affamés qui se creusaient la tête pour trouver un moyen de passer cet obstacle. Thalia aperçue un vieille immeuble qui s’était effondré en travers.
« C’est risqué mais on ne peut pas laisser passer cet occasion… »
Ils passèrent par petits groupes afin de ne pas fragiliser la structure de l’immeuble. Ces ruines étaient vieilles et usés, ils ne voulaient pas prendre de risques. Les deux premiers groupes étaient passés sans encombre, se frayant un passage à l’intérieur de l’immeuble. Le dernier groupe en était à la moitié de la traversée. Soudain un craquement se fit entendre, la structure ployait. On leurs criaient de se dépêcher. Mais le bâtiment se fendit en deux et ils le regardèrent longuement, impuissants, hurlant de désespoir, tomber dans le gouffre, emportant leurs cinq compagnons dans sont interminable chute. L’écho des cris résonna longtemps.
« Comment est-ce possible ? L’immeuble n’a pas pu céder sous leur poids. Dis Jack au bord des larmes.
- Ils n’étaient pas seuls… répondit Pat, en tout cas, ce qui nous suivait est parti avec eux…
- Hé regardez, le cerf s’est enfui ! Leur cria Thalia, désespérée.
- On aurait mieux fait de rester à Ledene.
- Ah oui ? Tu aurais préféré te soumettre à sa majesté Lucas, tu en es sur, Phil ?
- Figurez-vous mademoiselle Zoé, que je commence à me dire que ça aurait été mieux que de crever les uns après les autres ! On est parti à cinquante, et maintenant on est plus que quinze. Sans abri, sans nourriture et sans espoir… Trente-cinq morts nom de Dieu !
- Personne ne te retient Phil… Lui signala Pat.
A ces mots le jeune homme s’en fut. Ces neufs compagnons poursuivirent leur quête de nourriture.
Les trop rares boutiques en ruines qu’ils avaient pus trouver avaient toutes étés pillées. Leurs tentatives de chasses avaient toutes échouées. Ils n’avaient toujours pas trouvés d’armes. Ils marchèrent encore pendant deux jours sans rien dénicher. Ils étaient à bout de force. Il devait être à peut près midi lorsque des gémissements de douleur sortirent d’une vielle bouche de métro. Pat entra en premier, il appela ses compagnons quand il vit qu’il n’y avait aucun danger. Le vieil homme était assis par terre adossé contre le mur. Zoé accourue pour lui porter secours. Pat la reteint.
« Laisse-le zoé, tu n’arriveras pas à recoudre sa jambes, et regarde, sa gorge a été déchiquetée…
- Tien mon gars, prends… prends ce fusil… il… il te servira plus qu’à moi maintenant… Je dou… doute qu’il me soit encore… utile… en… en enfer… A ces mots le vieillard s’éteint dans un dernier soupir.
- Est-ce un Drak qui a fait ça Pat ?
- Je ne sais pas Léo, c’est étrange, un Drak l’aurait dévoré après l’avoir tué…
- J’ai… j’ai peur…
- Ne t’inquiète pas mon petit gars… La bête qui a fait ça a due s’enfuir en nous entendant arriver ; avant d’avoir pue commencer son repas…
- Au moins on a une arme maintenant, fit remarquer Thalia.
- On nous a jamais apprit à tirer à Ledene, je ne sais pas m’en servir, et il faut économiser les munitions.
- Moi je sais.
- Tient ! Il parle celui-là maintenant ?
- Je m’appelle Nicolaï, je sais me servir d’une arme.
- On ne savait pas que tu savais te servir de ta langue ! »
Nicolaï ne répondit pas. Il prit le fusil que lui tendait Pat. Ensuite il fouilla la dépouille et y trouva quelques munitions supplémentaires ainsi qu’une paire de jumelles. Les autres le regardaient faire, incrédule.
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Re: Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

le Jeu 01 Aoû 2013, 16:11
Yeah ! Mis à part quelques grosses fautes d'orthographes, c'est géniale ! (en même temps, on peut me blâmer aussi pour les fautes Razz )

Ton histoire prend une sacré tournure et j'aime bien le caractère des personnages. Very Happy 

Toujours aussi bien écrit avec une humour noire présente lors de quelques passages... super ! cheers 
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Re: Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

le Jeu 01 Aoû 2013, 16:14
Oui je suis désolé je les lis en même temps que vous Embarassed Ce texte date un peu et je faisais pas attention à l’orthographe...

Merci en tout cas ! Very Happy
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Re: Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

le Jeu 01 Aoû 2013, 17:23



... Suite ... Et fin pour l'instant ...




Chapitre 3 : Une nuit sanglante.


La jeune biche paissait sur une parcelle d’herbe qui avait reprit ses droits sur le bitume. Elle n’eu sans doute pas le temps de voir cette balle qui sortait du canon de Nicolaï et qui vînt se loger dans sa nuque. Elle tomba, foudroyée par ce trait mortel.
Zoé aurait surement été prise de pitié si elle n’était pas affamée. En tout cas, ce mystérieux Nicolaï ne se servait peut être pas souvent de la parole, mais il en usait avec justesse. Il n’avait pas menti en disant savoir se servir d’une arme. Elle lui prêtait maintenant beaucoup plus d’attention. Ce robuste gaillard serait surement très utile au sein de leur petite bande.
Le festin fut fort apprécier, elle se surprenait elle-même tant elle mangeait. Il faut dire qu’une semaine de marche à ce nourrir de maigre végétation n’était pas suffisant. Ses compagnons semblaient dans le même état qu’elle. Pat discutait avec Charles de ce qu’ils devraient faire le lendemain. Les deux hommes conclurent que la priorité était de trouver un abri et de quoi survire pour l’hiver. Tout le monde était d’accord, la saison froide approchait et ils n’avaient que de vieux vêtements déchirés pour seul équipement. Quand on exilait des habitants mécontents de Ledene, on ne leur donnait rien, ils étaient livrés à eux-mêmes. Zoé et les autres comptaient parmi les seuls qui avaient pu survire plus de deux ou trois jours. Cela faisait déjà un mois qu’ils se débrouillaient tant bien que mal pour survivre.
Après le repas, ils s’allongèrent dans un vieux garage que le cataclysme avait épargné. Pat et Nicolaï montaient silencieusement la garde avec Thalia. Jack, Anna et Charles dormaient déjà quand le petit Léo et sa sœur jumelle Clara s’approchèrent de Zoé. Du haut de leurs huit ans, ces deux enfants avaient vus tant d’horreur et vécus tellement de choses, qu’ils avaient développés une incroyable maturité. Ils se blottirent contre elle et plongèrent dans un profond sommeil. Zoé s’y engouffra également peut après.

La jeune femme se réveilla en sursaut. Les deux jumeaux la secouaient frénétiquement. Elle se leva et regarda tout autour d’elle. Tout le monde était à l’intérieur du garage, la porte cabossée était fermé. Les trous laissaient passer les rayons de pale lumière que leur envoyait la lune. Pat, Nicolaï et Thalia étaient anxieux. Zoé n’osa pas briser le silence qui s’était installé pour leur demander ce qu’il se passait. Elle attendit. Clara était serrée contre elle. Les minutes furent longues. Léo se pencha à son oreille et lui chuchota que Pat avait entendu des bruits dehors. Zoé croisa le regard de celui-ci qui hocha gravement la tête. Soudain, les rayons de lumières se mirent à danser. Il y avait quelque chose dehors. Tous retinrent leurs souffles. Jack regarda par un trou. Après quelques secondes il se paralysa. Puis quelque chose lui transperça la tête et se retira aussitôt. Il s’écroula par terre, le crâne troué de l’œil à la nuque. Clara poussa un cri d‘horreur. Un rugissement rauque fusa de derrière la porte. La bête portait maintenant de violent coup contre celle-ci. Nicolaï se saisissant de son arme leur cria de reculer. Il se mit en joue devant eux, le canon rivé sur les bosses qui se formaient sous les charges de leur assaillant. Un instant le silence revint. Puis un grand fracas retenti sous le dernier assaut de la créature. La porte faillit heurter Nicolaï, mais celui-ci se ressaisit lorsqu’il vit son prédateur bondir sur lui. Le coup de feu partie, la balle transperça sa gueule béante. Le corps retomba lourdement sur l’homme qui n’eut pas le temps de se retirer. La bête se débâtit un instant, mais Pat lui trancha la gorge de son couteau et tous vinrent la soulever pour dégager Nicolaï. Le grand gaillard reprit péniblement sa respiration et leur adressa un hochement de tête de remerciement.
« On a intérêt à se trouver une autre planque dit Thalia en regardant le corps de Jack horrifiée.
- Bon dieu, c’est quoi cette chose ?
- J’avais jamais rien vu de tel confirma Pat.
- Regarde moi ça on dirait un croisement entre un gorille et un grizzly. Tu as vu sa queue ? C’est ça qui a tué Jack dit Charles.
- Quoi que se soit, j’ai pas envie de passer le reste de la nuit avec, alors on enterre le corps de ce malheureux et on trouve une autre planque implora Zoé.
- On n’a pas le temps de lui offrir cet hommage, il faut sortir d’ici au plus vite.
Pat avait raison, cela ne plaisait pas à Zoé, mais ils n’avaient pas le choix. La compagnie partie discrètement à la recherche d’un autre abri de fortune, éclairés par les lueurs de la pleine lune.
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Re: Récit : "Apocalypse" (Hors SDA)

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